SECȚIUNEA A DOUA DECIZIE Cerere nr. 55822/08 VEZIR DEM După deliberarea sa, face următoarea decizie FACTE ȘI PROCEDURA Reclamanții, dnii Vezir Demir și Lokman Demir, sunt resortisanți turci născuți în 1973 și, respectiv, 1976 și domiciliați în Adana. Ei au fost reprezentați în fața Curții de către domnul C. Güçlük și dl Vesek, avocați în Șirnak. Guvernul turc ( Invocând articolele 3 și 8 din convenție, reclamanții s-au plâns că au fost supuși unui tratament degradant din cauză că nu au putut obține, pe o perioadă de un an și două luni, exhumarea și restituirea corpului fratelui lor, decedat într-o confruntare cu forțele de ordine, pentru a-l înhuma într-un loc la alegerea lor. Invocând articolele 6 și 13 din Convenție, ei se plângeau de lipsa de echitate a actelor procurorului general al Republicii, de timpul necesar pentru efectuarea testelor ADNr de identificare pe corpul fratelui lor decedat și de absența unei căi de atac împotriva deciziilor procurorului general. De asemenea, reclamanții au susținut o încălcare a articolelor 9 și 14 din Convenție. Cererea a fost comunicată guvernului care și-a prezentat observațiile cu privire la admisibilitate și la temeinicia acesteia. Aceste observații au fost adresate avocatului reclamanților care a fost invitat să își prezinte observațiile. Scrisoarea modulului a rămas fără răspuns. Prin scrisoarea recomandată cu confirmare de primire din 12 martie 2013, în temeiul articolului 37 alineatul (1) litera (a) din convenție, Curtea a atras atenția avocatului reclamanților asupra faptului că termenul care îi revine a fost dată pentru prezentarea observațiilor sale a fost . și . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Având în vedere cele de mai sus, Curtea concluzionează că [art. 37 alineatul (1) litera (a) din Convenție], în lipsa unor circumstanțe speciale care țin de respectarea drepturilor garantate de Convenție sau de protocoalele sale, Curtea consideră că nu se mai justifică continuarea examinării cererii, în sensul articolului 37 alineatul (1) din Convenție. Prin aceste motive, Curtea, în unanimitate, decide să șteargă cererea de rol. Atilla Nabant Dragoljub Popović grefier adjunct f.f. Președinte
Requête n
o
55822/08
Vezir DEMİR et Lokman DEMİR
contre la Turquie
La Cour européenne des droits de l’homme (deuxième section), siégeant le 3 septembre 2013 en un comité composé de
:
Dragoljub Popović,
président
,
Paulo Pinto de Albuquerque,
Helen Keller,
juges
,
et de Atilla Nalbant,
greffier adjoint
de section f.f.,
Vu la requête susmentionnée introduite le 12 novembre 2008,
Après en avoir délibéré, rend la décision suivante
:
Les requérants, MM. Vezir Demir et Lokman Demir, sont des ressortissants turcs nés respectivement en 1973 et en 1976 et résidant à Adana. Ils ont été représentés devant la Cour par M
e
e
V.
Vesek, avocats à Șırnak.
Le gouvernement turc («
le Gouvernement
») a été représenté par son agent.
Invoquant les articles 3 et 8 de la Convention, les requérants se plaignaient d’avoir été soumis à un traitement dégradant faute d’avoir pu obtenir, pendant une durée d’un an et deux mois, l’exhumation et la restitution du corps de leur frère, décédé lors d’un affrontement avec les forces de l’ordre, pour l’inhumer dans un lieu de leur choix. Invoquant les articles 6 et 13 de la Convention, ils se plaignaient du défaut d’équité des actes du procureur de la République, du temps pris pour réaliser les tests ADN d’identification sur le corps de leur défunt frère et de l’absence d’une voie de recours contre les décisions du procureur. Les requérants alléguaient également une violation des articles 9 et 14 de la Convention.
La requête a été communiquée au gouvernement qui a transmis ses observations sur la recevabilité et le bien-fondé de celle-ci. Ces observations ont été adressées à l’avocat des requérants qui a été invité à présenter les siennes. La lettre du Greffe est demeurée sans réponse.
Par une lettre recommandée avec accusé de réception du 12 mars 2013, sur le fondement de l’article 37 § 1 a) de la Convention, la Cour a attiré l’attention de l’avocat des requérants sur le fait que le délai qui lui
était imparti pour la présentation de ses observations était échu et qu’il n’en avait pas sollicité la prolongation. Elle a en outre précisé qu’aux termes de ce même article, elle pouvait rayer une requête du rôle lorsque, comme en l’espèce, les circonstances donnent à penser qu’un requérant n’entend pas maintenir celle-ci. Cette lettre est également demeurée sans réponse.
A la lumière de ce qui précède, la Cour conclut que les requérants n’entendent plus maintenir leur requête (article 37 § 1 a) de la Convention). En l’absence de circonstances particulières touchant au respect des droits garantis par la Convention ou ses Protocoles, la Cour considère qu’il ne se justifie plus de poursuivre l’examen de la requête, au sens de l’article 37 § 1 de la Convention.
Il y a donc lieu de rayer l’affaire du rôle.
Par ces motifs, la Cour, à l’unanimité,
Décide
de rayer la requête du rôle.
Atilla Nalbant
Dragoljub Popović
Greffier adjoint f.f.
Président