Comunicat la 30 mai 2017 Prima secțiune Cerere nr. 77633/16 Marcello VIOLA împotriva Italiei, introdusă la 12 decembrie 2016 FOARTE DE L Hutchinson c. Regatul Unit [GC], n 57592/08, §§ 42-45, CEDH 2017 Vinter și alții c. Regatul Unit [GC], n 66069/09 și 2 alții, §§ 103-122, CEDH 2013 (extrași)), rechiziția pe viață reală ( o perspectivă de extindere și o posibilitate de revizuire a pedepsei Hutchinson, citată anterior, § 42 ? Hutchinson, citată anterior, § 43 ; Vinter și alții , citată anterior, § 119) Limitarea posibilității de reducere a pedepsei la colaborarea cu justiția îndeplinește criteriile stabilite de Curte pentru a evalua compresibilitatea unei pedepse continue și conformitatea acesteia cu art. 3 din Convenție • Colaborarea cu justiția corespunde noțiunii de " mai mare" din motive legitime de ordin penologic (Trabelsi c. Belgia, nr 140/10, §§134-139, CEDH 2014 (extract)) Având în vedere principiile afirmate de Curte în această privință, ar putea sistemul penitenciar în cauză să fie compatibil cu obiectivul de reinserție și de reinserție a deținuților? 105111/10, § 102-104, CEDO 2016) și 8 din Convenția (Khoroshenko c. Rusia [GC], nr. 41418/04, § 121, CEDO 2015;)
Communiquée le 30 mai 2017
Requête n
o
77633/16
Marcello VIOLA
contre l’Italie
introduite le 12 décembre 2016
La requête concerne
la réclusion à perpétuité du requérant, sans aucune possibilité de remise de peine («
ergastolo ostativo
», article 4
bis
de la loi n.
354 de 1975).
1.
Compte tenu des principes élaborés par la Cour en la matière (
Hutchinson c. Royaume-Uni
[GC], n
o
;
Vinter et autres c. Royaume-Uni
[GC], n
os
66069/09 et 2 autres, §§ 103-122, CEDH 2013 (extraits)), la réclusion à perpétuité réelle («
ergastolo ostativo
») peut passer pour une peine
de jure
et
de facto
compressible, aux sens de l’article 3 de la Convention
?
2.
La législation italienne offre-t-elle au requérant «
une perspective d’élargissement et une possibilité de réexamen de sa peine
»
(
Hutchinson, précité, § 42
)? Le requérant dispose-t-il d’une procédure de réexamen de la peine permettant de «
prendre en compte ses progrès sur le chemin de l’amendement et déterminer s’il a fait des progrès tels qu’aucun motif légitime d’ordre pénologique ne justifie plus son maintien en détention
»
(
Hutchinson, précité, § 43
; Vinter et autres
, précité, § 119)
?
3.
Le fait de limiter la possibilité de réduction de peine à la collaboration avec la justice satisfait aux critères établis par la Cour pour évaluer la compressibilité d’une peine perpétuelle et sa conformité avec l’article 3 de la Convention
? La collaboration avec la justice correspond-t-elle à la notion de « perspective d’élargissement » pour des motifs légitimes d’ordre pénologique (
Trabelsi c. Belgique
, n
o
140/10, §§134-139, CEDH 2014 (extraits))
?
4.
Compte tenu des principes affirmés par la Cour en la matière, le régime pénitentiaire en question peut-il passer pour compatible avec l’objectif d’amendement et de réinsertion des détenus
? L’État a-t-il respecté son obligation positive de garantir aux détenus à vie une possibilité de travailler à leur réinsertion
aux termes des articles 3 (
Murray c. Pays-Bas
[GC], n
o
10511/10, §§ 102-104, CEDH 2016) et 8 de la Convention (
Khoroshenko c. Russie
[GC], n
o
?