Comunicat la 26 aprilie 2018 A DOUA RĂSPUNSURI NR. 71767/11 Ali CEIATÂS Potrivit reclamanților, unitatea de viață era lipsită de sistem de aerisire. Administrația Õ a adăugat paturi suprapuse și saltele la sol. Cu toate acestea, reclamanții au fost obligați să doarmă pe podea chiar din cauza lipsei de paturi disponibile. Numărul excesiv de deținuți a provocat dificultăți în ceea ce privește accesul la toalete și la dușuri. Invocând art. 3 din Convenție, reclamanții se plâng de condițiile materiale ale deținerii lor în instituția din Șanläurfa. Întrebări adresate părților Cele mai importante condiții materiale erau condițiile în care se aflau reclamanții, la momentul respectiv, în închisoarea Șanl Condițiile de detenție ale reclamanților, în special spațiul personal pe care îl dețin în cadrul unității de viață, timpul pe care li se permitea să-l petreacă în afara teritoriului și condițiile de sănătate publică se referă la o pedeapsă sau un tratament inuman sau degradant în sensul art. 3 din Convenție ( Khlaifia și alții c. Italia [GC], n 16483/12, § 163 - 167, CEDH 2016 și România, nr. 61667/12 și altele, § 75-79 și 88, 25 aprilie 2017) Reclamanții au avut la dispoziție, astfel cum se prevede la art. 13 din convenție, o acțiune internă efectivă prin care ar fi putut formula o acțiune de necunoaștere a articolului 3 din anexa Ali . mai mult decât atât, este un cetățean turc născut în 1974, cu reședința în Șanläurfa și reprezentat de domnul K
Communiquée le 26 avril 2018
Requête n
o
71767/11
Ali ÇİFTÇİ et İmam ÇİFTÇİ
contre la Turquie
introduite le 17 October 2011
La requête concerne les conditions de détention des requérants lorsqu’ils se trouvaient à l’établissement pénitentiaire de Șanlıurfa, dans une unité de vie collective.
Selon les requérants, l’unité de vie était dépourvue de système d’aération. L’administration pénitentiaire avait ajouté des lits superposés et des matelas au sol. Malgré cela, les requérants avaient été obligés à dormir à même le sol en raison de la pénurie de lits disponibles.
Le nombre excessif de détenus causait des difficultés quant à l’accès aux toilettes et aux douches. L’aération était insuffisante lorsque la température était élevée.
À la suite d’une demande d’information que les requérants introduisirent, les autorités nationales confirmèrent que la population de l’établissement en question comptait environ le double de sa capacité d’accueil.
Invoquant l’article 3 de la Convention, les requérants se plaignent des conditions matérielles de leur détention dans l’établissement pénitentiaire de Șanlıurfa.
1.
Quelles étaient les conditions matérielles dans lesquelles se trouvaient les requérants, à l’époque concernée, dans la prison de Șanlıurfa (superficie de l’unité de vie, le nombre de détenus, le nombre de lits, le nombre des toilettes et douches, les dimensions des fenêtres, l’aération et le chauffage, la superficie de la cour de promenade, les horaires d’accès à cette cour ou de sortie en plein air, la fréquence des activités socio-culturelles et sportives etc.)
?
2.
Les conditions de détention des requérants, notamment l’espace personnel dont ils disposaient dans l’unité de vie, le temps qu’ils étaient autorisés à passer à l’extérieur et les conditions sanitaires s’analysent-elles en une peine ou un traitement inhumain ou dégradant au sens de l’article
3 de la Convention (
Khlaifia et autres c. Italie
[GC], n
o
16483/12, §§
163 à
? et
Rezmiveș et autres c. Roumanie
, n
os
61467/12 et
3
autres, §§ 75 à 79 et 88, 25 avril 2017)
?
3.
Les requérants avaient-ils à leur disposition, comme l’exige l’article
13 de la Convention, un recours interne effectif au travers duquel ils auraient pu formuler leur grief de méconnaissance de l’article 3
?
annexe
Ali ÇİFTÇİ est un ressortissant turc né en 1955, résidant à Șanlıurfa et représenté par M. Kırboğa
İmam ÇİFTÇİ est un ressortissant turc né en 1974, résidant à Șanlıurfa et représenté par M. Kırboğa