Comunicat la 1 octombrie 2018 A DOUA SECȚIUNE Cerere nr. 10595/18 Sefer YILMAZ împotriva Turciei introdusă la 12 februarie 2018 FOARTE DE L A se vedea, de asemenea, hotărârea Curții a Uniunii Europene în cauza C-482/99, ECLI:EU:C:2002:291, punctul 66. A fost încălcată libertatea de exprimare și libertatea de asociere a reclamantului în sensul articolelor 10 și/sau 11 din convenție, pe baza condamnării sale penale În cazul în care această încălcare a respectat condițiile prevăzute de lege Această atingere a respectat un echilibru corect între cerințele de interes general ale comunității și imperativele de protecție a drepturilor fundamentale ale reclamantului Pe de altă parte, instanțele interne au pus în balanță diferitele interese în prezență, au furnizat motive pertinente și suficiente referitoare la existența unor (a se vedea Makhmudov c. Rusia, nr. 35082/04, § 67-62, 26 iulie 2007, Annenkov și alții, § 64-71, 19 decembrie 2017) În plus, instanțele interne au indicat în mod suficient motivele pe care se bazau în conformitate cu art. 6 alineatul (1) din convenție? În special, hotărârile în litigiu au răspuns suficient la motivele invocate de solicitanți (a se vedea Boldea c. România, nr 19997/02, § 30 CEDH 2007-II și Taxquet c. Belgia [GC], n 926/05, § 91, CEDO 2010 pentru principii generale)
Communiquée le 1
er
octobre 2018
Requête n
o
10595/18
Sefer YILMAZ
contre la Turquie
introduite le 12 février 2018
La requête concerne la condamnation pénal du requérant en raison des statuts de l’association dénommée «
Dünya Ülkeleri Barıș ve Yaptırım Derneği
» (L’association de paix et de sanction de pays du monde), sans que lesdits statuts aient été approuvés par la Direction des associations et l’association soit créé officiellement.
Invoquant les articles 6, 10 et 11 de la Convention, le requérant se plaint de l’iniquité de la procédure, d’une atteinte à son droit à la liberté d’expression ainsi que à la liberté d’association.
1.
Y a-t-il eu atteinte à la liberté d’expression et ou à la liberté d’association du requérant au sens des articles 10 et/ou 11 de la Convention, à raison de sa condamnation pénale
?
2.
Dans l’affirmative
:
-
cette atteinte a-t-elle respecté les conditions «
prévue par la loi », au sens des articles 10 et/ou 11 de la Convention
?
-
l’atteinte poursuivait-elle un but légitime
?
-
cette atteinte a-t-elle respecté un juste équilibre entre les exigences de l’intérêt général de la communauté et les impératifs de sauvegarde des droits fondamentaux du requérant
?
3.
Par ailleurs, les juridictions internes ont-elles effectué une mise en balance des différents intérêts en présence, ont-elles fourni des motifs pertinents et suffisants relatifs à l’existence de «
l’ingérence
» et à sa justification, et ont-elles fondé leurs conclusions sur une appréciation acceptable des faits pertinents (voir
Makhmoudov c. Russie
, n
o
35082/04, §
67-62, 26 juillet 2007,
Annenkov et autres c. Russie
, n
o
31475/10, §§
134
‑
139, 25 juillet 2017, et
Öğrü et autres c. Turquie
, n
os
60087/10 et
2
autres, §§ 64-71, 19 décembre 2017).
4.
En outre, les juridictions internes ont-ils indiqué de manière suffisante les motifs sur lesquels ils se fondaient conformément à l’article 6 § 1 de la Convention
? En particulier, les décisions litigieuses ont-elles suffisamment répondu aux moyens invoqués par les requérants (voir
Boldea c. Roumanie
, n
o
19997/02, § 30, CEDH 2007‑II, et
Taxquet c. Belgique
[GC], n
o
926/05, §
91, CEDH 2010 pour les principes généraux)
?