Comunicat la 28 mai 2019 SECȚIUNEA a patra Cerere nr. 69183/14 Traian-Puiu PORGE împotriva României, introdusă la 15 octombrie 2014 OBIECTUL L Printr-o hotărâre din 15 aprilie 2014, Curtea din Oradea a acceptat faptul că aceaceasta a fost autorizată într-un alt dosar și că, în cazul de față, a fost necesar să se stabilească faptele și să se identifice vinovații. Reclamantul a fost găsit vinovat de instigare la falsificare și i s-a aplicat o amendă penală de 3 000 de lei românești (aproximativ 675 de euro). Invocând articolele 6 și 8 din Convenție, reclamantul se plângea că sentința sa se baza pe dreptul la comunicarea sa care fusese efectuată în mod ilegal. Procedura penală împotriva reclamantului a fost echitabilă în sensul articolului 6 din Convenție? În special, condamnarea reclamantului s-a bazat pe convorbirile sale telefonice? A beneficiat reclamantul de garanții adecvate în cursul procedurii împotriva sa? A fost încălcat dreptul reclamantului de a-și respecta viața privată și corespondența, în sensul art. 8 alin.
Communiquée le 28 mai 2019
Requête n
o
69183/14
Traian-Puiu PORGE
contre la Roumanie
introduite le 15 octobre 2014
La requête concerne
l’utilisation, comme élément de preuve, des transcriptions des conversations téléphoniques du requérant, dont l’interception avait été autorisée dans un dossier pénal concernant un tiers. Par un arrêt du 15 avril 2014, la cour d’appel d’Oradea accepta que l’interception avait été autorisée dans un autre dossier et que l’infraction reprochée au requérant ne faisait pas partie de celles pour lesquelles le code de procédure pénale autorisait l’interception des communications, mais jugea qu’en l’espèce l’interception avait été nécessaire pour établir les faits et identifier les coupables. Le requérant fut reconnu coupable d’instigation au faux et il se vit infliger une amende pénale de 3
000 lei roumains (environ 675 euros).
Invoquant les articles 6 et 8 de la Convention, le requérant se plaint que sa condamnation était fondée sur l’interception de ses communications qui avait été réalisée de manière illégale.
1.
La procédure pénale menée à l’encontre du requérant a-t-elle été équitable au sens de l’article 6 de la Convention
? En particulier, la condamnation du requérant était-elle fondée sur l’interception de ses conversations téléphoniques
? Le requérant a-t-il bénéficié de garanties adéquates au cours de la procédure menée à son encontre
?
2.
Y a-t-il eu atteinte au droit du requérant au respect de sa vie privée et de sa correspondance, au sens de l’article
8 §
1 de la Convention
? En particulier, l’interception de ses conversations téléphoniques était
‑
elle une mesure «
prévue par la loi
» et «
nécessaire dans une société démocratique
» aux fins prévues par le paragraphe 2 de l’article 8
?