SECȚIUNEA A DOUA DECIZIȚII N 31150/04 și 31151/04 prezentate de Ergül AKTU graffière de secțiune Având în vedere cererile menționate mai sus introduse la 26 august 2004, având în vedere decizia de a trata cu prioritate cererile în temeiul articolului 41 din Regulamentul de procedură al Curții, având în vedere observațiile prezentate de guvernul pârât și cele prezentate ca răspuns de reclamanți, După ce au intenționat, face următoarea decizie în f un ci o n are a reclamanților, Ergül Aktu Electrolux (Uzundiz) și domnul Serhat Aktu La 29 mai 1995, Curtea de Securitate din Laguerre de la Õ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La 31 decembrie 2004, tribunalul din oraș a dispus eliberarea definitivă a reclamantei, având în vedere dispozițiile benefice ale noului cod penal a cărui intrare în vigoare a avut loc la 1 iunie 2005 și având în vedere durata pedepsei pe care o aplicase deja. 2. Cererea dlui Serhat Aktu La 29 mai 1995, instanța de securitate a statului județul d În 2001 și 2002, reclamantul, după grevele foametei și spitalizarea sa de mai multe ori din cauza sindromului S-WK, a fost eliberat temporar. La 3 ianuarie 2005, tribunalul de judecată din statul membru în cauză a ordonat eliberarea definitivă a reclamantului pe același temei juridic ca și reclamanta. Având în vedere similitudinea celor două cauze în ceea ce privește faptele și problema de fond pe care le ridică, Curtea consideră că este necesar să li se alăture. La origine, reclamanții au invocat boala cu care au fost loviți și au susținut că eventualele reincarcări ale acestora ar duce la încălcarea articolelor 3 și 5 din convenție. Cu toate acestea, printr-o scrisoare din 27 iunie 2006, avocatul reclamanților a adus la cunoștința Curții că, în urma eliberării lor definitive, clienții săi doreau ca cererile lor să fie eliminate din rol. În plus, Curtea concluzionează că nu mai este necesar ca persoanele în cauză să își mențină acțiunile în sensul art. 37 alin. (1) lit. (a) din Convenție. În plus, Curtea consideră că: Decide să se alăture cererilor și să le șteargă de la rol. Dolle J.-P. Costa Grefier Președinte [1] Potrivit literaturii medicale, această boală, pe care o găsim în principal la alcoolici cronici și nemâncate, constă într-o combinație a sindromului Korsakoff, care provoacă confuzie, lafonie și lafabulație, și desfacerea Wernicke , care duce la paralizie a ochilor, nistagmus, comă sau chiar moarte, în cazul în care pacientul nu este tratat în mod corespunzător. Această afecțiune este considerată ca fiind, în principiu, rezultatul unei deficiențe cronice de tiamină, substanță care este implicată în metabolizarea glucozei, fiind de acord că în cazul unei astfel de deficiențe orice activitate care necesită metabolizarea glucozei poate duce la boala de Wernicke-Korsakoff . Cel mai frecvent tratament constă în injectarea de tiamină intravenos sau intramuscular pentru a încetini boala, apoi tratament pe termen lung, pe bază de pastile orale, pentru recuperare.
Requêtes n
os
31150/04 et 31151/04
présentées par Ergül AKTUĞ (UZUNDİZ) et Serhat AKTUĞ
contre la Turquie
La Cour européenne des Droits de l’Homme (deuxième section), siégeant le 21 novembre 2006 en une chambre composée de
:
MM.
J.-P. Costa,
président,
A.B. Baka,
M
mes
juges,
et de M
me
S.
Dollé,
greffière de section
,
Vu les requêtes susmentionnées introduites le 26 août 2004,
Vu la décision de traiter en priorité les requêtes en vertu de l’article 41 du règlement de la Cour,
Vu les observations soumises par le gouvernement défendeur et celles présentées en réponse par les requérants,
Après en avoir délibéré, rend la décision suivante
:
Les requérants, M
me
Ergül Aktuğ (Uzundiz) et M. Serhat Aktuğ, sont des ressortissants turcs, nés en 1973 et 1970 respectivement. Ils sont représentés devant la Cour par M
e
le Gouvernement
») est représenté par son agent.
Les faits de la cause, tels qu’ils ont été exposés par les parties, peuvent se résumer comme suit.
me
Ergül Aktuğ (Uzundiz)
Le 29 mai 1995, la cour de sûreté de l’Etat d’İstanbul condamna la requérante à quinze ans de réclusion pour appartenance à une organisation illégale.
En 2001 et 2002, la requérante, après des grèves de la faim et son hospitalisation plusieurs fois à cause du syndrome de Wernicke-Korsakoff
[1]
(«
S-WK
»), fut libérée provisoirement.
Le 31 décembre 2004, la cour d’assises d’İstanbul ordonna la libération définitive de la requérante au vu des dispositions bénéfiques du nouveau code pénal dont l’entrée en vigueur eut lieu le 1
er
juin 2005, et au vu de la durée de la peine qu’elle avait déjà purgée.
2.La requête de M. Serhat Aktuğ
Le 29 mai 1995, la cour de sûreté de l’Etat d’İstanbul condamna le requérant à quinze ans de réclusion pour appartenance à une organisation illégale. Ensuite, le 11 septembre 1998, la cour d’assises d’Eyüp le condamna également, pour homicide avec préméditation et résistance aux fonctionnaires, à seize ans et huit mois de réclusion.
En 2001 et 2002, le requérant, après des grèves de la faim et son hospitalisation plusieurs fois à cause du syndrome du S-WK, fut libéré provisoirement.
Le 3 janvier 2005, la cour d’assises d’İstanbul ordonna la libération définitive du requérant sur la même base juridique que la requérante.
Compte tenu de la similitude des deux affaires quant aux faits et au problème de fond qu’elles posent, la Cour estime nécessaire de les joindre.
A l’origine, les requérants faisaient valoir la maladie dont ils étaient frappés et soutenaient que leurs réincarcérations éventuelles emporterait violation des articles 3 et 5 de la Convention.
Cependant, par une lettre du 27 juin 2006, l’avocate des requérants a porté à la connaissance de la Cour que, suite à leur libération définitive, ses clients souhaitaient que leurs requêtes soient rayées du rôle.
La Cour en conclut que les requérants n’entendent plus maintenir leurs requêtes au sens de l’article 37 § 1 a) de la Convention. En outre, elle estime qu’aucune circonstance particulière touchant au respect des droits de l’Homme garantis par la Convention n’exige la poursuite de l’examen de ces affaires en vertu de l’article 37 § 1
in fine
de la Convention.
Par ces motifs, la Cour, à l’unanimité,
Décide
de joindre les requêtes
et de les rayer du rôle.
S.
Dollé
J.-P.
Costa
Greffière
Président
[1]
Selon la littérature médicale, cette maladie, qu’on retrouve principalement chez les alcooliques chroniques et les mal nourris, consiste en une combinaison du syndrome de
Korsakoff
, qui provoque la confusion, l’aphonie et l’affabulation, et d’encéphalopathie de
Wernicke
, qui entraîne une paralysie des yeux, un nystagmus, le coma, voire la mort, si le patient n’est pas dûment traité. Cet état est considéré comme résultant, en principe, d’une carence chronique en thiamine, substance qui participe au métabolisme du glucose, étant entendu qu’en cas de pareille carence toute activité qui nécessite la métabolisation du glucose peut entraîner la maladie de
Wernicke-Korsakoff
. Le traitement le plus courant consiste à injecter de la thiamine par intraveineuse ou intramusculaire pour ralentir la maladie, puis un traitement à long terme, à base de pastilles orales, pour le rétablissement.