Rezoluția CM/ResDH(2012)166 [1] Bojilov și alte 8 cazuri împotriva Bulgariei Execuția hotărârii Curții Europene a Drepturilor Omului (Bojilov, cererea nr. 45114/98, hotărârea nr. 22/12/2004, finală la 22/03/2005 Bojinov, cererea nr. 47799/99, hotărârea nr. 28/10/2004, finală la 28/01/2005 Asenov, cerere nr. 42026/98, hotărârea nr. 15/07/2005, finală la 15/10/2005 Hristova, cerere nr. 60859/00, hotărâre nr. 07/12/2006, finală la 07/03/2007 Georgieva, cerere nr. 16085/02, hotărâre nr. 03/07/2008, finală la 03/10/2008 Mitev, cerere nr. 40063/98, hotărâre nr. 22/12/2004, finală la 22/03/2005 Popov, cerere nr. 48137/99, hotărâre la 01/12/2005, final la 01/03/2006 Toshev, cerere nr. 56308/00, hotărâre la 10/08/2006, finală la 10/11/2006 Vasilev, cererea nr. 59913/00, hotărârea nr. 02/02/2006, finală la 02/05/2006) Comitetul de miniștri, în conformitate cu art. 46 alineatul (2) din Convenția pentru protecția drepturilor omului și a libertăților fundamentale, care prevede că Comitetul supraveghează executarea hotărârilor finale ale Curții Europene a Drepturilor Omului (denumit în continuare „Convenția” și „Curtea”); având în vedere hotărârile finale transmise de Curte Comitetului în cazurile de mai sus și încălcările stabilite [a se vedea documentul DH-DD(2012)1028F [2] Amintind că obligația statului contestat în temeiul articolului 46 alineatul (1) din Convenție de a respecta toate hotărârile finale în cazurile la care a fost parte și că această obligație presupune, mai mult și mai mult decât plata sumelor atribuite de Curte, adoptarea de către autoritățile statului contestat, dacă este necesar: Măsurile individuale de a pune capăt încălcărilor stabilite și de a șterge consecințele acestora, astfel încât să atingă, în măsura posibilului, restabilirea în integritate și a măsurilor generale de prevenire a încălcărilor similare; după ce a invitat Guvernul Statului pârât să informeze comitetul cu privire la măsurile luate pentru a îndeplini obligația menționată anterior; după examinarea raportului de acțiune furnizat de guvern în care se indică măsurile adoptate pentru a da efect hotărârilor, inclusiv informațiile furnizate cu privire la plata satisfacției echitabile acordate de Curte (a se vedea documentul DH-DD(2012)1028F, având în vedere că toate măsurile prevăzute la art. 46 alineatul (1) au fost adoptate; BILAN D’ACTION Bojilov et 8 autres affaires c. Bulgarie (voir liste de 9 affaires en annexe) Violerile constatée par la Cour La Cour a constaté des violations des articles 5 §§ 3 et 4, 6 § 1 et 13. a) maintien illégal des bénéficiaires en detention provisoire Les affaires Asenov, Bojilov, Bojinov, Hristova, Mitev Popov interesant le maintien illégal des bénéficiaires en detention provisoire postérieur aux décisions des tribunaux ordonnant leur élargissement ( Asenov, Bojilov, Bojilov Mitev ) ou après l’expiration du Délai maximal pour la detention provisoire fixé par la Loi (Hristova Popov ) (violații de l’article 5§1). b) duré excesiv de la detenție provisioire des bénéficiaires en raison de leur incapacité de versr la garantie éxigée pour leur libération et absence de contrerôle juridique à cet égard Les affaires Asenov, Bojilov, Georgieva, Hristova Toshev carent la durée excesiv de la détention provisoire des candidats entre décembre 1994 et mars 2002, au vu de l’absence de raisons filiales à en justifier le maintien et au de l’absence de diligence spécialisée dans la conduite de la procédure dans l’affaire Georgieva . Dans toutes ces affaires les requêtes sont restés détenus en raison de leur incapacité de verser la garantie exercéE pour leur libération, sans qu’un tribunal ait examené la question de savoir si les personnes fizice ensure de fournir une garantie à la Haut des sommes demandes (violații de l’article 5 § 3). Les affaires Asenov, Hristova, Toshev Vasilev cu privire la absența de contrôle juridique de la légalité de la détention en raison des refus des tribunaux compétents d’examiner au fond les recours des présents relativis à la mesure de prudence, introduites entre 1997 și 2001, malgré le fait que les internes étaient retés en raison de leur incapacité de la garantie de la garantie animale (violații de l’article 5 § 4). c)autres încălcări Les affaires Asenov, Bojilov Mitev preocupant des violations du droit des candidats d’être traduits devant un juge austôt après leur arestation (violații de l’article 5§3). Les affaires Asenov Popov Toshev carent la durée excesiv de la détention provisore des bénéficiaires entre décembre 1994 et mars 1999 auvu de l’absence de raisonnements suffisantes à en justifier le maintien, étant donné que le placement et le maintien des bénéficiaires en detention qui meilleur en place un système de plasament obligatoire en détention provisoire des personnes accusées d’infractions intentionnelles projets d’une pénée supérieure à Cinc ans et des personnes contre qui plus d’une enquête publique en cours (violații de l’article 5 § 3). Les affaires Mitev Vasilev interesat la durée excesiv de la détention provizuaire des bénéficiaires au vu de l’absence de diligence spécialisée dans la conduite des procédures dans ces affaires (violații de l’article 3). L’affaire Georgieva privind o violare du droit à un CONTRÔLE JURIDICEL DE LA LEGALITÉ DE LA DETENTION (violation de l’article 5§4) en raison du refus des tribunaux concurrents d’examiner des faits pertinents évoqués par la recherche pouvant remettre en cause l’existence de raisons plausibles de supchonner qu’elle avait commis une infraction pénale (violation de l’article 5 § 4). Les affaires Hristova, Miteveva Popov ont également trait au défaut d’examen à bref délai par les juridictions technées de certaines demandes de mise en liberté officielles par les bénéficiaires au stade de l’enquête préliminaire (violații de l’article 4). Les affaires Bojilov, Bojinov, Hristova Mitev ont trait en outre à l’inexistence dans le système juridique bulgare d’un droit exécutoire à réparation pour des detentions contreires à l’article 5 de la Convention dans les cas ou celles-ci ne sont pas illégales au regard du droit interne (violații de l’article 5 § 5). Les affaires Asenov, Hristova Mitev cu privire la violența de l’article 6 1). Les affaires Mitev Popov cu privire la absența de recourse efectif permettant d’obtenir la sanction du droit à un procedura « dans un delai Raisonable » (violații de l’article 13 combiné avec l’article 6 § 1). II. Mesure individueles Les procédures plénières diligentes contre les bénéficiaires ont pris fin. Les bénéficiaires ont été remis en liberté ou ne se trop plus détenus au titre de la détention provisoire. Le juge moral subi par les bénéficiaires en raison des violations de la Convention a été indemné par la Cour européenne. En conséquence, une autre mesure individuelle ne semble néccessaire. III. Mesures générales Mesures légales A la suite de l’arrêt de la Cour européenne dans l’affaire Assenov et autres c. Bulgarie du 28 octobre 1998, le Parlement bulgare a adopté une réforme d’envergure de la procédure pénale. Les nouvelles dispositions du Code de procédure pénale de 1974 (ci après « CPP de 1974 ») sunt entrées en vigueur le 1 Janvier 2000. En 2005, le Parlement bulgare a adopté un nouveau Code de procédure pénale, qui est entré en vigueur le 29 avril 2006 (ci-après « RPC de 2005»). a) maintien ilégal en detention provisoire postérieur aux décisions des tribunaux ordonnant l’élargiment et/ou maintien en detention provisoire après l’expiration du délai maximal pour la detention provisoire fixé par la Loi (violații de l’article 5§1) Les autorities indicant que la réforme du 1 Janvier 2000 a suprimé les limitations du droit des contenu de concurs la légale d’une détention provisoire (pour plus de details, voir l’Annexe I de la Résolution finale CM/ResDH(2007)158). En plus, cette réforme a prévu de brofs pour l’examen des demandes d’élargisement au stade de l’enquête préparatoire (pour plus de details, voir l’Annexe de la Resolution CM/ResDH(2007)158). De l’avis des autorisations, cette amélioration du contrerôle judiciaire des détentions provisoires constitution une garantie importante contre le maintien illégal d’une personne en detention provisoire. Dans la mesure ou les omissions ayant entrainé des violations de l’article 5 § 1 méconnaixent également le droit interne bulgare, les autorities considérent qu’aucune messure supplémentaire ne s’impuse et que les mesures de publicare, de formation et de sensibilization curentes ci-dessous sont affisantes pour attirer l’atention des organes compétents sur la nécésité d’excuter avec unerité de décision de remise en liberté. b) durée excesive d’une détention liée à l’incapacité de verser la garantie étrangère (violații de l’article 3) și absența de contrarôle judiciaire de la technologie de maintenir la détention provisoire en cas d’incapacité de fournir une garantie (violații de l’article 5 § 4) - maintien en détention en Raison de l’incapacité de s’acquitter d’une garantie (violații de l’article 5 § 3) În ce qui concerne la possibilité de placer en detention ou de maintenir en detention une personne pour non-versement de la garantie étrangère, les autorités rappelent que le droit interne préalable, comme avant la réforme du 1 janvier 2000, que la situație matérielle d’un prix de 1974, remplacé par l’article 61, alinéa 2 du RPC de 2005). Les autorités notent à cet égard que l’application de cette disposition a été clarifiée dans l’arrêtif du 25 juin 2002 de la Cour supreme de casation (arret n’t 2/2002), dans laquelle la haute juridiction a donant des indications concernant l’été du contrôle judiciaire de la légalité d’une detention résultant du défaut de versement d’une garantie. La Cour supreme de cassation a précisé que le montant de la garantie etat un des éléments que les tribunaux examenant une demande de remise en liberté dévaient évaluer, en locantant comte de la situation personnelle du détenu. Les autorities indicant également que la réforme du 1 Janvier 2000 a modulé la procédure selon laquelle les mesures de placement et de maintien en detention provisoire pour défaut de versement de la garantie sont entreprises et contrerées. Ainsi, le droit interne actuaruel prêt toute la possibilité de rezerve une mesure de contrôle plus série en cas de non-versement de la garantie, mai l’impression d’une tele mesure doit suvre la nouvelle procédure de placement en detention provisoire (art. 150, alinéa 4 du RPC de 1974, remplacé par l’article 61 5 du RPC de 2005). La décision de remplacer la garantie par une mesure de contrôle plus lourde doit être entreprise par un tribunal compétent (articolele 59 - 63 du RPC de 2005). Les autorités consistent que l’examen par un tribunal de la néccence de première une mesure de contrente plus lourde devrait préalable le placement en detention non justifié de personnes quit sont dans l’incapacité de s’activer d’une garantie. De meme, le droit interne actuar prévoit toujours que la liberation d’un detenu sou prudence devinient eficace après le dépôt de la garantie éxigée. Cela dit, les autorités consultant que l’amelioration du contrerôle judiciaire en cas de maintien en detention d’une personne ne disponible pas de fonds nécessaires pour l’acquitter de la garantie requisée pour son élargiment develuit permettre une entreprise en compte adapté de la situation matérielle des détenus. - contrôle judiciaire de la détention pour non versement de la garantie (violații de l’article § 4) En ce qui concerne le contrôle judiciaire de la légalité de la détention pour non versement de la garantie, les autorités notent que jusqu’au 1 Janvier 2000, la possibilité d’introduction un recourse judiciaire au stade de l’instruction préparatoire ne concernait que les personnes faisant l’objet d’une mesure de détention provisoire et non cellules détenues en raison du défaut d’une garantie. Dans la phase judiciaire du procès, les demandes de modificare de la mesure etaient examenées par le tribunal devant lequel l’affaire était pendente, en vertu de la compétence générale de se prononcer sur toute question relative à l’affaire et d’une pratique judiciaire bien disponible. În principiu, cette compétence générale s’appliquait aux situationes dans lesquelles un prévenu etat detenu en raison de son incapacité de fournir une garantie. La forme du 1 Janvier 2000 a creat au profit du prévenu la faculté de contester, à tous les stades de la procédure, y compris au stade de l’instruction préparatoire, la légale de la détention lorsqu’elle resulte d’un défaut de versement de la garantie demandee (art. 152b, alinéa 12 du RPC de 1974, remplacé par l’article 65, alinéa 11 du RPC de 2005). L’examen de tels recourses costum la procédure prévue pour l’examen des recourse contre la detention provisoire (pour plus de details sur la restructuration actuarelle concernant l’examen des recourse contre la detention provisoire, voir l’Annexe I de la Resolution finale CM/ResDH(2007)158). En particulier, le tribunal sausi d’un tel recurs a l’obligation de tener compte de tous les élements de préve et aspects pertinents relativis à la légalité de la détention, y compris de la situation matérielle du détenu. În afară de aceasta, au statut de l’enquête prêtinaire, dans les cas où le montent de la garantie est fixé par le procureur, l’accesé a la possibilité de concurenter ce montent le tribunal de premier instance (art. 61, alinea 3 du RPC de 2005). c) mărturisește îngrijorătoare les autres violations de l’art. 5, §§ 3 et 4 - plasarea în detenție provizuire par le procureur ou par le magistrat enquêteur au stade de l’enquête préparatoire (violații de l’article 5 § 3) Les affaires Asenov, Bojilov Mitev sont à rapprocher des affaires Assenov et autres (arret du 28 octombrie1998) et Nikolova (arrêt du 25 mars 1999) nu l’examen a été classé respectuos par les Résolutions ResDH(2000)109 et ResDH(2000)110 après la forme de la procédure pénale qui a pris effet le 1 janvier 2000. - plasament obligatoriu en detention provisoire dans certitudes hipothèses et absence de diligence spécialisée dans la conduite de la procédurure (violații de l’article 5 § 3). En ce qui concerne la question du placement obligatoire en detention provisoire, les affaires Asenov, Popov Toshev sont à rapprocher des affaires Assenov et autres (arret du 28 octobre 1998), Nikolova (arret du 25 mars 1999) et Ilijkov (arrêt du 26 juillet 2001) nu l’examen a été classé respectuos par les Résolutions ResDH(2000)109, ResDH(2000)110 și CM/ResDH(2007)158 après la forme de la procédure pénale qui a pris effet le 1 Janvier 2000 et après certes autres mésures générales entreprises par les autorités dans les années suivant cette forme (pour plus de détails, voir l’Annexe I de la Résolution finale CM/ResDH(2007)158). Il convenient de relever, en outre, qu’au vu de certificări de motivation insuffisant de la détention provisoire postérieurs à la forme de 2000, la question de la nécessité de mesures complexes à cet égard est actionment examene par le Comité des ministères dans le cadre de l’affaire Evgeni Ivanov contre Bulgarie (arret du 22/05/2008). În ce qui se referă la întrebarea de l’absence de diligence spécialisée dans la conduite de la procédure, les affaires Georgieva Mitev Vasilev sont à rapprocher de l’affaire Roumen Todorov (arêt du 20 octobre 2005 nu l’examen a héros par la Résolution CM/ResDH(2007)158 après la forme de la procédure pénale qui apris effet le 1 Janvier 2000 et après certes autres mesures générales întreprinderis par les autorités dans les annonces suivant cette réforme (pour plus de détails, voir l’Annexe I de la Résolution finale CM/ResDH(2007)158). - absența d’examen à bref delai des demandes d’élargissement au stade de l’enquête préparatoire (violații de l’article 5 § 4) Les affaires Hristova, Mitev Popov Sont à rapprocher à cet égard à l’affaire Ilijkov (arrêt du 26 juillet 2001) nu l’examen a été clos par Résolution CM/ResDH(2007)158. En particulier, au stade de l’enquête prêtinaire, le recourse contre la detention provisoire doit être examené par le tribunal compétent dans un délai de 3 jours, en public publique, en presence de l’acussé, de son défenseur et du procureur. Le tribunal notifie sa décision à l’edition de l’audience. Un appel contre cette décision pour être formé dans un délai de 3 jours devant un tribunal supérieur. Le tribunal supérieur examinează l’affaire dans un delai de 7 jours, en public publique, en presse de l’accusé, de son défenseur et du procureur (art. 152b du RPC de 2005, remplacé par l’article 65 du nouveau du RPC de 2005). En ce qui concerne l’examen à bref aflat des demandes d’élargissement au state juridique d’une affaires Pérez, la nouvelle technologie de presse des mesures complémentaires est actionement en examen dans le groupe d’affaires Evgeni Ivanov. Publication, diffusion et sensibilization Les autorities ont diffusé les arrêts de la Cour européenne dans les affaires Bojilov Asenov Au tribunal de première instance de Sofia et au bureau du procureur aupres de ce tribunal. Les arrêts dans les affaires Asenov, Bojilov, Bojinov, Mitev, Popov, Vasilev Toshev ont été traités et publiés sur le site Internet du Ministère de la justiție http://www.justice.government.bg/new/Pages/Verdicts/Default.aspx Par ailleurs, entre 2001 et 2006, 6 séminaires de formare ont été organisés pour des juges, achats, reprezentants du ministère de la justice et pour des politiques bulgares. 3. Questions en suspens examenées dans d’autre groupes d’affaires L’absence d’examen de l’existence de raisons plausibles de supçonner qu’un detenu a comis une infraction pénale dans le cadre du contrôle de la détention au stade judiciaire d’une affaires pénale (violation de l’article 5§4) A l’époque des faits décrits dans l’affaire Georgieva , l’interdiction pour les tribunaux saisis du fond d’une affaires publique d’examiner l’existence de raisons plausibile de supçonner qu’un detenu ait une infraction pénale avait une origine jurisbrudentielle. En mai 2003, cette meme interdiction a été interdiction a été inscris dans le RPC de 1974 (art. 268a, alinéa 1 du RPC de 1974, remplasat par 270, alinéa 2 du RPC de 2005). Cette question est actionlement examinator dans le groupe d’affaires Bochev 73481/01). - absența d’un droit exécutoire à réparation pour des detentions contreires à l’article 5 de la Convention dans les cas ou celles-ci ne sont pas illégales au regard du droit interne (violații de l’article 5§5) Cette question est actionul examen dans le groupe Yankov (39084/97). - motivation insuffisant de la détention provisoire et absence d’examen à bref délai des demandes d’élargiment au stade juridique d’une affaires dans anumite cas postérieurs à la forme de 2000 Ces questions sont actes examenes dans le cadre du groupe d’affaires Evgeni Ivanov contre la Bulgarie. - durée excesiv des procédures pénales et absence de recours Effectif à cét égard (violații de l’article 6 § 1 și de l’article 13) Ces questions sont actes examenes dans les groupes d’affaires Kitov (37104/97) et Dimitrov et Hamanov (48059/06 și 2708/09). Anexa Liste des affaires Nom et n requise Dommage materiel Domage moral Frais & depens Total Bojilov 45114/98 3 000 EUR 000 EUR Arrêt du 22/12/2004 Définitif le 22/03/2005 Payé le 22/06/2005 Bojinov 47799/99 000 EUR 000 EUR 000 EUR EUR Arrêt du 28/10/2004 Définitif le 28/01/2005 Payé le 22/04/2005 Asenov 42026/98 000 EUR 500 EUR 500 EUR Arrêt du 15/07/2005 Définitif le 15/10/2005 Payé le 10/01/2006 Hristova 60859/00 500 EUR 500 EUR Arrêt du 07/12/2006 Définitif le 07/03/2007 Payé le 29/05/2007 Georgieva 16085/02 000 EUR 000 EUR 5 000 EUR Arrêt du 03/07/2008 Définitif le 13/10/2008 Payé le 20/12/2008 Mitev 40063/98 000 EUR 000 EUR 000 EUR Arrêt du 22/12/2004 Définitif le 22/03/2005 Payé le 12/07/2005 Popov 48137/99 500 EUR 500 EUR 500 EUR Arrêt du 01/12/2005 Définitif le 01/03/2006 Payé le 29/05/2006 Toshev 56308/00 500 EUR 500 EUR 500 EUR Arrêt du 10/08/2006 Définitif le 10/11/2006 Payé le 20/04/2007 Vasilev 59913/00 000 EUR 500 EUR 500 EUR Arrêt du 02/02/2006 Définitif le 02/05/2006 Payé le 01/08/2006 [1] Adoptat de Comitetul de Miniștri la 6 decembrie 2012 la a 1157-a reuniune a Deputaților Miniștri. [2]
Resolution CM/ResDH(2012)166
[1]
Bojilov and 8 other cases against Bulgaria
Execution of the judgment of the European Court of Human Rights
(Bojilov, Application No. 45114/98, judgment of 22/12/2004, final on 22/03/2005
Bojinov, Application No. 47799/99, judgment of 28/10/2004, final on 28/01/2005
Asenov, Application No. 42026/98, judgment of 15/07/2005, final on 15/10/2005
Hristova, Application No. 60859/00, judgment of 07/12/2006, final on 07/03/2007
Georgieva, Application No. 16085/02, judgment of 03/07/2008, final on 03/10/2008
Mitev, Application No. 40063/98, judgment of 22/12/2004, final on 22/03/2005
Popov, Application No. 48137/99, judgment of 01/12/2005, final on 01/03/2006
Toshev, Application No. 56308/00, judgment of 10/08/2006, final on 10/11/2006
Vasilev, Application No. 59913/00, judgment of 02/02/2006, final on 02/05/2006)
The Committee of Ministers, under the terms of Article 46, paragraph 2, of the Convention for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms, which provides that the Committee supervises the execution of final judgments of the European Court of Human Rights (hereinafter “the Convention” and “the Court”),
Having regard to the final judgments transmitted by the Court to the Committee in the above cases, and to the violations established (see document
)
[2]
;
Recalling that the respondent State’s obligation under Article 46, paragraph 1, of the Convention to abide to by all final judgments in cases to which it has been a party and that this obligation entails, over and above the payment of any sums awarded by the Court, the adoption by the authorities of the respondent State, where required:
-
of individual measures to put an end to violations established and erase their consequences so as to achieve as far as possible
restitutio in integrum
; and
-
of general measures preventing similar violations;
Having invited the government of the respondent State to inform the Committee of the measures taken to comply with its above-mentioned obligation;
Having examined the action report provided by the government indicating the measures adopted in order to give effect to the judgments including the information provided regarding the payment of the just satisfaction awarded by the Court (see document
);
Having satisfied itself that all the measures required by Article 46, paragraph 1, have been adopted;
DECLARES that it has exercised its functions under Article 46, paragraph 2, of the Convention in these cases and
DECIDES to close the examination thereof.
BILAN D’ACTION
Bojilov et 8 autres affaires c. Bulgarie
(voir liste de 9 affaires en annexe)
Violations constatées par la Cour
La Cour a constaté des violations des articles 5 §§ 3 et 4, 6 § 1 et 13.
a) maintien illégal des requérants en détention provisoire
Les affaires
Asenov, Bojilov, Bojinov, Hristova, Mitev
et
Popov
concernent le maintien illégal des requérants en détention provisoire postérieurement aux décisions des tribunaux ordonnant leur élargissement (
Asenov, Bojilov, Bojinov
et
Mitev
) ou après l’expiration du délai maximal pour la détention provisoire fixé par la loi
(Hristova
et
Popov
) (violations de l’article
5§1).
b) durée excessive de la détention provisoire des requérants en raison de leur incapacité de verser la garantie exigée pour leur libération et absence de contrôle juridictionnel à cet égard
Les affaires
Asenov, Bojilov, Georgieva, Hristova
et
Toshev
concernent la durée excessive de la détention provisoire des requérants entre décembre 1994 et mars 2002, au vu de l’absence de raisons suffisantes à en justifier le maintien et au vu de l’absence de diligence spéciale dans la conduite de la procédure dans l’affaire
Georgieva
. Dans toutes ces affaires les requérants sont restés détenus en raison de leur incapacité de verser la garantie exigée pour leur libération, sans qu’un tribunal ait examiné la question de savoir si les intéressés étaient en mesure de fournir une garantie à la hauteur des sommes demandées (violations de l’article 5 § 3).
Les affaires
Asenov, Hristova, Toshev
et
Vasilev
concernent également l’absence de contrôle juridictionnel de la légalité de la détention en raison des refus des tribunaux compétents d’examiner au fond les recours des requérants relatifs à la mesure de cautionnement, introduits entre 1997 et 2001, malgré le fait que les intéressés étaient restés en détention en raison de leur incapacité de s’acquitter de la garantie exigée (violations de l’article 5 § 4).
c)autres violations
Les affaires
Asenov, Bojilov
et
Mitev
concernent des violations du droit des requérants d’être traduits devant un juge aussitôt après leur arrestation (violations de l’article 5§3).
Les affaires
Asenov
,
Popov
et
Toshev
concernent la durée excessive de la détention provisoire des requérants entre décembre 1994 et mars 1999 au vu de l’absence de raisons suffisantes à en justifier le maintien, étant donné que le placement et le maintien des requérants en détention provisoire avaient été fondés sur des dispositions légales et une pratique interne
qui mettaient en place un système de placement obligatoire en détention provisoire des personnes accusées d’infractions intentionnelles punies d’une peine supérieure à cinq ans et des personnes contre qui plus d’une enquête pénale était en cours (violations de l’article 5 § 3).
Les affaires
Mitev
et
Vasilev
concernent la durée excessive de la détention provisoire des requérants au vu de l’absence de diligence spéciale dans la conduite des procédures dans ces affaires (violations de l’article
5
§
3).
L’affaire
Georgieva
concerne une violation du droit à un contrôle juridictionnel de la légalité de la détention (violation de l’article 5§4) en raison du refus des tribunaux compétents d’examiner des faits pertinents évoqués par la requérante pouvant remettre en cause l’existence de raisons plausibles de soupçonner qu’elle avait commis une infraction pénale (violation de l’article 5 § 4).
Les affaires
Hristova, Mitev
et
Popov
ont également trait au défaut d’examen à bref délai par les juridictions concernées de certaines demandes de mise en liberté formulées par les requérants au stade de l’enquête préliminaire (violations de l’article
5
§
4).
Les affaires
Bojilov, Bojinov, Hristova
et
Mitev
ont trait en outre à l’inexistence dans le système juridique bulgare d’un droit exécutoire à réparation pour des détentions contraires à l’article 5 de la Convention dans les cas où celles-ci ne sont pas illégales au regard du droit interne (violations de l’article
5 § 5).
Les affaires
Asenov, Hristova
et
Mitev
concernent également la durée excessive des procédures pénales diligentées contre les requérants (violations de l’article 6
§
1).
Les affaires
Mitev
et
Popov
concernent l’absence de recours effectif permettant d’obtenir la sanction du droit à un procès « dans un délai raisonnable » (violations de l’article 13 combiné avec l’article 6 § 1).
II.
Mesures individuelles
Les procédures pénales diligentées contre les requérants ont pris fin. Les requérants ont été remis en liberté ou ne se trouvent plus détenus au titre de la détention provisoire. Le préjudice moral subi par les requérants en raison des violations de la Convention a été indemnisé par la Cour européenne.
En conséquence, aucune autre mesure individuelle ne semble nécessaire.
III.
Mesures générales
1.
Mesures législatives
A la suite de l’arrêt de la Cour européenne dans l’affaire
Assenov et autres c. Bulgarie
du 28
octobre
1998, le Parlement bulgare a adopté une réforme d’envergure de la procédure pénale. Les nouvelles dispositions du Code de procédure pénale de 1974 (ci après «
CPP de 1974
») sont entrées en vigueur le 1
er
janvier 2000. En 2005, le Parlement bulgare a adopté un nouveau Code de procédure pénale, qui est entré en vigueur le 29 avril 2006 (ci-après «
CPP de 2005
»).
a) maintien illégal en détention provisoire postérieurement aux décisions des tribunaux ordonnant l’élargissement et/ou maintien en détention provisoire après l’expiration du délai maximal pour la détention provisoire fixé par la loi (violations de l’article 5§1)
Les autorités indiquent que la réforme du 1
er
janvier 2000 a supprimé les limitations du droit des détenus de contester la légalité d’une détention provisoire (pour plus de détails, voir l’Annexe I de la Résolution finale CM/ResDH(2007)158). En plus, cette réforme a prévu de brefs délais pour l’examen des demandes d’élargissement au stade de l’enquête préliminaire (pour plus de détails, voir l’Annexe de la Résolution CM/ResDH(2007)158). De l’avis des autorités, cette amélioration du contrôle judiciaire des détentions provisoires constitue une garantie importante contre le maintien illégal d’une personne en détention provisoire.
Dans la mesure où les omissions ayant entrainé des violations de l’article 5 § 1 méconnaissent également le droit interne bulgare, les autorités considèrent qu’aucune mesure législative supplémentaire ne s’impose et que les mesures de publication, de formation et de sensibilisation résumées ci-dessous sont suffisantes pour attirer l’attention des organes compétents sur la nécessité d’exécuter avec célérité toute décision de remise en liberté.
b) durée excessive d’une détention liée à l’incapacité de verser la garantie exigée (violations de l’article
5
§
3) et absence de contrôle judiciaire de la nécessité de maintenir la détention provisoire en cas d’incapacité de fournir une garantie (violations de l’article 5 § 4)
- maintien en détention en raison de l’incapacité de s’acquitter d’une garantie (violations de l’article 5 § 3)
En ce qui concerne la possibilité de placer en détention ou de maintenir en détention une personne pour non-versement de la garantie exigée, les autorités rappellent que le droit interne prévoit, comme avant la réforme du 1
er
janvier 2000, que la situation matérielle d’un prévenu doit être prise en compte par les organes qui fixent le montant de la garantie (article 150, alinéa 2 du CPP de 1974, remplacé par l’article 61, alinéa 2 du CPP de 2005). Les autorités notent à cet égard que l’application de cette disposition a été clarifiée dans l’arrêt interprétatif du 25 juin 2002 de la Cour suprême de cassation (arrêt n
o
2/2002), dans laquelle la haute juridiction a donné des indications concernant l’étendue du contrôle judiciaire de la légalité d’une détention résultant du défaut de versement d’une garantie. La Cour suprême de cassation a précisé que le montant de la garantie était un des éléments que les tribunaux examinant une demande de remise en liberté devaient évaluer, en tenant compte de la situation personnelle du détenu.
Les autorités indiquent également que la réforme du 1
er
janvier 2000 a modifié la procédure selon laquelle les mesures de placement et de maintien en détention provisoire pour défaut de versement de la garantie sont prises et contrôlées.
Ainsi, le droit interne actuel prévoit toujours la possibilité de prendre une mesure de contrôle plus sévère en cas de non-versement de la garantie, mais l’imposition d’une telle mesure doit suivre la nouvelle procédure de placement en détention provisoire (article 150, alinéa 4 du CPP de 1974, remplacé par l’article 61
§
5 du CPP de 2005). La décision de remplacer la garantie par une mesure de contrôle plus lourde doit être prise par un tribunal compétent (articles 59 - 63 du CPP de 2005). Les autorités considèrent que l’examen par un tribunal de la nécessité de prendre une mesure de contrôle plus lourde devrait prévenir le placement en détention non justifié de personnes qui sont dans l’incapacité de s’acquitter d’une garantie.
De même, le droit interne actuel prévoit toujours que la libération d’un détenu sous caution devient effective après le dépôt de la garantie exigée. Cela dit, les autorités considèrent que l’amélioration du contrôle judiciaire en cas de maintien en détention d’une personne ne disposant pas de fonds nécessaire pour s’acquitter de la garantie demandée pour son élargissement devrait permettre une prise en compte adéquate de la situation matérielle des détenus.
- contrôle judiciaire de la détention pour non versement de la garantie (violations de l’article
5
En ce qui concerne le contrôle judiciaire de la légalité de la détention pour non versement de la garantie, les autorités notent que jusqu’au 1
er
janvier 2000, la possibilité d’introduire un recours judiciaire au stade de l’instruction préliminaire ne concernait que les personnes faisant l’objet d’une mesure de détention provisoire et non celles détenues en raison du défaut de paiement d’une garantie. Dans la phase judiciaire du procès, les demandes de modification de la mesure étaient examinées par le tribunal devant lequel l’affaire était pendante, en vertu de la compétence générale de se prononcer sur toute question relative à l’affaire et d’une pratique judiciaire bien établie. En principe, cette compétence générale s’appliquait aux situations dans lesquelles un prévenu était détenu en raison de son incapacité de fournir une garantie.
La réforme du 1
er
janvier 2000 a créé au profit du prévenu la faculté de contester, à tous les stades de la procédure, y compris au stade de l’instruction préliminaire, la légalité de la détention lorsqu’elle résulte d’un défaut de versement de la garantie demandée (article 152b, alinéa 12 du CPP de 1974, remplacé par l’article
65, alinéa 11 du CPP de 2005). L’examen de tels recours suit la procédure prévue pour l’examen des recours contre la détention provisoire (pour plus de détails sur la réglementation actuelle concernant l’examen des recours contre la détention provisoire, voir l’Annexe I de la Résolution finale CM/ResDH(2007)158). En particulier, le tribunal saisi d’un tel recours a l’obligation de tenir compte de tous les éléments de preuve et aspects pertinents relatifs à la légalité de la détention, y compris de la situation matérielle du détenu.
En outre, au stade de l’enquête préliminaire, dans les cas où le montant de la garantie est fixé par le procureur, l’accusé a la possibilité de contester ce montant devant le tribunal de premier instance (article 61, alinéa 3 du CPP de 2005).
c) mesures concernant les autres violations de l’article 5, §§ 3 et 4
- placement en détention provisoire par le procureur ou par le magistrat enquêteur au stade de l’enquête préliminaire (violations de l’article 5 § 3)
Les affaires
Asenov, Bojilov
et
Mitev
sont à rapprocher des affaires
Assenov et autres
(arrêt du 28 octobre1998) et
Nikolova
(arrêt du 25 mars 1999) dont l’examen a été clos respectivement par les Résolutions ResDH(2000)109 et ResDH(2000)110 après la réforme de la procédure pénale qui a pris effet le 1
er
janvier 2000.
- placement obligatoire en détention provisoire dans certaines hypothèses et absence de diligence spéciale dans la conduite de la procédure (violations de l’article 5 § 3)
En ce qui concerne la question du placement obligatoire en détention provisoire, les affaires
Asenov, Popov
et
Toshev
sont à rapprocher des affaires
Assenov et autres
(arrêt du 28 octobre 1998),
Nikolova
(arrêt du 25 mars 1999) et
Ilijkov
(arrêt du 26 juillet 2001) dont l’examen a été clos respectivement par les Résolutions ResDH(2000)109, ResDH(2000)110 et CM/ResDH(2007)158 après la réforme de la procédure pénale qui a pris effet le 1
er
janvier 2000 et après certaines autres mesures générales prises par les autorités dans les années suivant cette réforme (pour plus de détails, voir l’Annexe I de la Résolution finale CM/ResDH(2007)158).
Il convient de relever, en outre, qu’au vu de certains cas de motivation insuffisante de la détention provisoire postérieurs à la réforme de 2000, la question de la nécessité de mesures complémentaires à cet égard est actuellement examinée par le Comité des Ministres dans le cadre de l’affaire
Evgeni Ivanov
contre Bulgarie
(arrêt du 22/05/2008).
En ce qui concerne la question de l’absence de diligence spéciale dans la conduite de la procédure, les affaires
Georgieva
,
Mitev
et
Vasilev
sont à
rapprocher de l’affaire
Roumen Todorov
(arrêt du 20 octobre 2005
)
dont l’examen a été clos par la Résolution CM/ResDH(2007)158 après la réforme de la procédure pénale qui a pris effet le 1
er
janvier 2000 et après certaines autres mesures générales prises par les autorités dans les années suivant cette réforme (pour plus de détails, voir l’Annexe I de la Résolution finale CM/ResDH(2007)158).
- absence d’examen à bref délai des demandes d’élargissement au stade de l’enquête préliminaire (violations de l’article 5 § 4)
Les affaires
Hristova, Mitev
et
Popov
sont à rapprocher à cet égard à l’affaire
Ilijkov
(arrêt du 26 juillet 2001) dont l’examen a été clos par Résolution CM/ResDH(2007)158.
En particulier,
au stade de l’enquête préliminaire
, le recours contre la détention provisoire doit être examiné par le tribunal compétent dans un délai de 3 jours, en audience publique, en présence de l’accusé, de son défenseur et du procureur. Le tribunal notifie sa décision à l’issue de l’audience. Un appel contre cette décision peut être formé dans un délai de 3 jours devant un tribunal supérieur. Le tribunal supérieur examine l’affaire dans un délai de 7 jours, en audience publique, en présence de l’accusé, de son défenseur et du procureur (article
152b du CPP de 2005, remplacé par l’article 65 du nouveau du CPP de 2005).
En ce qui concerne l’examen à bref délai des demandes d’élargissement
au stade judiciaire d’une affaire
pénale, la nécessité de prendre des mesures supplémentaires est actuellement en examen dans le groupe d’affaires Evgeni Ivanov.
2.
Publication, diffusion et sensibilisation
Les autorités ont diffusé les arrêts de la Cour européenne dans les affaires
Bojilov
et
Asenov
au tribunal de première instance de Sofia et au bureau du procureur auprès de ce tribunal.
Les arrêts dans les affaires
Asenov, Bojilov, Bojinov, Mitev, Popov, Vasilev
et
Toshev
ont été traduits et publiés sur le site Internet du Ministère de la justice
http://www.justice.government.bg/new/Pages/Verdicts/Default.aspx
Par ailleurs, entre 2001 et 2006, six séminaires de formation ont été organisés pour des juges, procureurs, représentants du Ministère de la justice et pour des policiers bulgares.
3.Questions en suspens examinées dans d’autres groupes d’affaires
-
l’absence d’examen de l’existence de raisons plausibles de soupçonner qu’un détenu a commis une infraction pénale dans le cadre du contrôle de la détention au stade judiciaire d’une affaire pénale (violation de l’article 5§4)
A l’époque des faits décrits dans l’affaire
Georgieva
, l’interdiction pour les tribunaux saisis du fond d’une affaire pénale d’examiner l’existence de raisons plausibles de soupçonner qu’un détenu ait commis une infraction pénale avait une origine jurisprudentielle. En mai 2003, cette même interdiction a été inscrite dans le CPP de 1974 (article 268a, alinéa 1 du CPP de 1974, remplacé par 270, alinéa 2 du CPP de 2005). Cette question est actuellement examiner dans le groupe d’affaires
Bochev
(n
o
73481/01).
- absence d’un droit exécutoire à réparation pour des détentions contraires à l’article 5 de la Convention dans les cas où celles-ci ne sont pas illégales au regard du droit interne (violations de l’article
5§5)
Cette question est actuellement examinée dans le groupe
Yankov
(39084/97).
- motivation insuffisante de la détention provisoire et absence d’examen à bref délai des demandes d’élargissement au stade judiciaire d’une affaire pénale dans certains cas postérieurs à la réforme de 2000
Ces questions sont actuellement examinées dans le cadre du groupe d’affaires
Evgeni Ivanov
contre la Bulgarie.
- durée excessive des procédures pénales et absence de recours effectif à cet égard (violations de l’article 6 § 1 et de l’article 13)
Ces questions sont actuellement examinées dans les groupes d’affaires
Kitov
(37104/97) et
Dimitrov et Hamanov
(48059/06 et 2708/09).
Annexe
Liste des affaires
Nom et n
o
requête
Dommage matériel
Dommage moral
Frais & dépens
Total
Bojilov
45114/98
-
-
3
Arrêt du 22/12/2004
Définitif le 22/03/2005
Payé le 22/06/2005
Bojinov
47799/99
-
1
1
2
Arrêt du 28/10/2004
Définitif le 28/01/2005
Payé le 22/04/2005
Asenov
42026/98
-
7
2
9
Arrêt du 15/07/2005
Définitif le 15/10/2005
Payé le 10/01/2006
Hristova
60859/00
-
4
-
4
Arrêt du 07/12/2006
Définitif le 07/03/2007
Payé le 29/05/2007
Georgieva
16085/02
-
3
2
5 000
Arrêt du 03/07/2008
Définitif le 13/10/2008
Payé le 20/12/2008
Mitev
40063/98
-
4
3
7
Arrêt du 22/12/2004
Définitif le 22/03/2005
Payé le 12/07/2005
Popov
48137/99
-
3
2
5
Arrêt du 01/12/2005
Définitif le 01/03/2006
Payé le 29/05/2006
Toshev
56308/00
-
3
2
5
Arrêt du 10/08/2006
Définitif le 10/11/2006
Payé le 20/04/2007
Vasilev
59913/00
-
4
5
9
Arrêt du 02/02/2006
Définitif le 02/05/2006
Payé le 01/08/2006
[1]
Adopted by the Committee of Ministers on 6 December 2012 at the 1157th Meeting of the Ministers’ Deputies.
[2]
French only